“Notre stratégie repose sur l’édutainement” Emmanuel Mounier, THE WALT DISNEY COMPANY FRANCE

Emmanuel Mounier (Président Unique Heritage Media) et Hélène Etzi (Présidente de The Walt Disney Company France) à la soirée UHM, mercredi 6 novembre 2019, en présence de Mickey.
Crédit photo © Floutricoeur

Que représente le rachat des magazines publiés par Disney Hachette Presse depuis 1991, pour votre groupe Unique Heritage Media ?

C’est une belle histoire de reprendre en main ces magazines. Nous nous sommes lancés en 2014 avec une simple start-up qui s’appelait Quelle Histoire et éditait des applications numériques pour les enfants. De fil en aiguille, nous sommes devenus un groupe important du secteur des médias en presse écrite, auquel j’ajoute le secteur de l’édition dans son ensemble. Parce que j’englobe les deux secteurs en termes de vision stratégique. Il s’agit du même métier, celui de l’écrit et du développement du goût de la lecture pour les enfants. Notre croissance s’est faite pour l’essentiel par acquisitions.

Vous avez en effet déjà repris les titres de Fleurus Presse.

Exactement. Nous avons racheté Fleurus Presse en 2015. Depuis, nous avons par ailleurs beaucoup progressé dans le secteur de l’édition. Nous avons à la fois cette capacité de créer des produits nouveaux et de reprendre des activités plus anciennes pour en assurer la pérennité. Et nous doublons donc de taille avec Disney.

Combien de titres Disney figurent dans la corbeille ?

La totalité, soit environ une quinzaine de titres, et un peu plus si l’on compte les hors-séries. Ce sont des titres diversifiés qui vont du plus jeune âge jusqu’à des âges plus élevés, notamment avec Disney Girl ou Le Journal de Mickey. Nos magazines Fleurus Presse sont positionnés sur des gammes similaires, puisque nous allons de 2 ans avec Papoum ou Abricot, jusqu’à 15 ans sur Le Monde des Ados. Et même au-delà auprès de jeunes adultes et millenials avec la gamme de magazines autour des sciences, Tout comprendre. C’est précisément ce qui m’intéressait dans la reprise de tous les magazines Disney : nous avons désormais la capacité d’offrir à tout type de publics une diversité très large de contenus éditoriaux, qui vont du pur divertissement et « edutainment » avec Disney à des contenus plus éducatifs ou sérieux chez Fleurus Presse. Nous disposons désormais de l’offre la plus diversifiée du marché en matière de médias jeunesse.

Quel regard portez-vous sur le potentiel des marques et personnages Disney ?

Ce sont des marques qui ont su créer un lien, une proximité avec les enfants, avec une autre façon de développer la curiosité que celle adoptée chez Fleurus Presse. Le Journal de Mickey, qui existe depuis 1934, aborde sous un angle « fun » des sujets qui peuvent être tout à fait sérieux, et permet de développer la curiosité chez les enfants. C’est donc bien de pouvoir marier différentes façons de faire découvrir à l’enfant des sujets d’intérêt pour lui.

De quelle manière vos magazines pourraient-ils nourrir les uns les autres ?

Pour l’instant, ce sujet est prématuré. Les équipes vont être amenées à se rencontrer dans le cadre de réunions éditoriales globales. Parce que chacun des produits possède sa ligne éditoriale et doit conserver ce qui fait sa force et sa spécificité. Je ne vais pas uniformiser tous les produits. Pour autant, le potentiel existe pour qu’il y ait des échanges entre les rédactions, qui puissent être mutuellement bénéfiques. A titre d’exemple, nous avons un chef de rubrique Actualités mutualisé sur plusieurs des titres Fleurus Presse. Certains sujets pourront être partagés et mutualisés.

 Les quinze magazines Disney sont-ils appelés à voir leur ligne éditoriale évoluer ?

A court terme, je n’ai pas prévu d’évolution des lignes et des produits. Je précise que nous avons repris la société Disney Hachette Presse dont nous avons changé le nom, elle s’appelle désormais Unique Heritage Entertainment, mais nous avons également à cette occasion repris l’intégralité des équipes actuelles de la société pour pouvoir continuer d’exploiter les magazines.

 

Retrouvez l’interview sur le site The Walt Disney Company France